Fatigue durable ou développement durable?

(Version audio de l'infolettre en bas de page)


Bonjour,

J’ai reçu cette question qui inspire cette nouvelle lettre :

« je suis peut être carencée (magnésium), mais en fait je sens que mon corps va bien. Cependant je dors beaucoup. Il y a des moments où je tombe littéralement de sommeil et je dors des heures. Est-ce normal ? »

Nous sommes en phase collective de transformation. Bien que le mouvement et la transformation soient la base de la vie, il y a un changement d’environnement qui s’opère. Un changement vibratoire. L’ancien environnement correspondait à un monde qui s’écaille, qui se fendille, et un nouveau monde nait.

Il est impossible de savoir si ces deux mondes vont coexister ou si le nouveau va remplacer l’ancien. Ces deux mondes co existent pour le moment.

Sur cette planète, nous sommes comme sur un vaisseau spatial, naviguant dans le cosmos. L’ancien monde était très attaché à l’individualité et la croyance que nous sommes un corps qui pense, un individu au sein d’une colonie.« Je suis » est un individu né sur une planète naviguant dans le cosmos, et qui va mourir un jour. Une éducation a été mise en place pour donner un programme collectif : « essaie de limiter tes peurs, tes craintes, essaie de faire au maximum, de profiter, d’engranger des biens matériels pour te mettre à l’abri les jours sombres, et des émotions heureuses pour avoir le plus de moments confortables ou joyeux. »

C’est un programme qui continue à tourner. Avec ce programme nous essayons d’obtenir le plus de gains possibles en une vie relativement courte et éphémère. Gains matériels et émotionnels.

Le nouveau monde n’est pas basé sur le même programme. Oui, il y a quelque chose d’éphémère. Mais ce n’est pas la vie. La vie est. Elle ne meurt pas. Ce qui meurt, c’est l’individualité. Lorsque nous disons « Je suis », c’est le même « je suis » qui est à la source de tous les « je suis ». Nous sommes une émanation d’un tout. Nous sommes une capacité de ce tout à percevoir, sentir, imaginer...

Le nouveau monde est basé pour le moment sur un paradoxe : « à la fois je suis unique (dans mes perceptions) et à la fois je suis la même essence que tout ce qui vit, dans le visible et l’invisible ».

Pour que ce nouveau programme émerge, il y a deux phases conjointes : un nettoyage et une nouvelle information.

Le nettoyage passe par un discernement. Un discernement basé sur l’observation, ou l’intuition, de laisser partir ce qui appartient à une image de nous-même devenue obsolète. Ce qui est de l’ancien, de notre ancien mode de pensée, de notre ancienne vibration, de nos anciennes relations ou façons de nous relationner, de nos engagements... Il s’agit de laisser partir ce qui veut partir pour laisser émerger ce nouvel être, lui laisser de la place. Car nous savons intimement que ce nouvel être est en fait notre vraie nature vers laquelle nous tendons. Même si cela est parfois inconfortable et à l’encontre de notre ancien programme. La notion de travail, de famille, de lieu de vie… tout cela se revisite. Et ce moment de nettoyage (et de téléchargement de nouveaux programmes) peut passer par de longues phases de sommeil ou de rêves.

Ne résistez pas. Laissez vous la possibilité d'accueillir cette fatigue, ce besoin de repos, d'abandon, de disponibilité

Profitez-en. Vous pouvez parler aux vibrations les plus élevées (que vous les perceviez comme des êtres spirituels, des fées, des anges, votre « moi » du futur, une vibration, etc.) lors de ces phases de repos. Vous pouvez parler avec ces êtres, avec ces vibrations qui viennent vous nettoyer et vous apporter de nouveaux programmes.

La nouvelle information passe par un canal différent de l’éducation que nous avons reçue dans l’ancien monde. Cette information est à la fois mentale (pour occuper cet instrument que nous avons souvent surdéveloppé) et à la fois vibratoire. Surtout vibratoire.

Un nouveau programme est téléchargé dans l’espace intérieur qui se rend disponible. Un programme de l’instant. Accueilli sur l’instant. Ce programme est souvent accueilli grâce à une disponibilité que procure la fatigue ou l’ennui et permet de développer de nouvelles compréhensions, de nouvelles intuitions, de nouvelles perceptions… un nouveau programme est téléchargé.

Il n’est pas basé sur une mémoire personnelle ou sociétale, mais il provient bien d’un espace qui contient une somme infinie de connaissance. Et nous recevons de cet espace, à chaque instant, une information. Cette information nous permet de nous réajuster, et de vibrer le plus harmonieusement possible avec la fréquence vibratoire de cet espace infini. Car cet espace est empli d’amour, et diffuse de l’amour dans ses informations.

Ce nouveau programme invite à « vibrer » et laisser cette vibration se déployer dans le faire, dans les objets, mais aussi dans notre simple présence.

J’emploie souvent le terme « cristallin » pour évoquer cet état vibratoire. Cette action émanant de ce nouveau programme intérieur. Certains nomment cela « libération », « éveil » ou autre. Peu importe le terme. « Cristallin » fait référence à notre capacité de percevoir la matière, tout en laissant passer la lumière et lui donner une teinte d’après le cristal que nous sommes. La lumière est pure et rayonne à chaque instant. Une même lumière traverse chaque cristal pour déployer une émanation unique.

Un ami évoquait récemment que le terme « chaman » fait référence à « os creux ». Nous sommes dans le temps des chamans. Nous avons la possibilité de devenir un os creux. Notre rôle est d’être cet os creux, et nous laissons à l’invisible, au grand mystère, la possibilité de souffler à travers nous. Nous avons le choix d’être un os creux rempli de choses, d’obligations, de certitudes, de tâches à accomplir, de pensées… et finalement laisser peu passer ce souffle divin. Tout simplement parce que nous ne lui laissons pas la place.

Nous pouvons aussi être cet os creux qui fait de la place. Qui se nettoie et finalement laisse passer ce souffle. Nous nous apercevons alors que finalement, acceptant que nous sommes un os creux, nous sommes surpris de découvrir que nous sommes un instrument, une sorte de flûte, laissant émaner un son. Le souffle divin est alors teinté de nos divers trous, nos ouvertures, ce qui est ouvert en nous. Et du souffle divin émane une mélodie. Nous sommes la flûte et ce qui nous traverse se déploie dans le monde, cette émanation devient la mélodie divine. Notre part à la création divine. A chaque instant. Et ce qui nous entoure est aussi issu de ce souffle.

Il s’agit alors de voir quelles conditions nous permettent au mieux d’accorder l’instrument que nous sommes. Voir aussi avec clarté, avec discernement, dans quel contexte cette mélodie est le plus facilement reçue et partagée. Voir aussi ce qui la sabote, la réduit ou l’emprisonne. Et nous réajustons. Vers le mieux.

Manuel disait récemment :

« quand tu reviens à ce que tu es, à ta vraie nature, tu te rends compte que tu n’es rien. Tu n’es pas important. Tu peux cesser de te sentir important, ou de vouloir y croire. Tu n’es pas important. Tu n’es finalement pas grand-chose, voire rien. Et alors que cela prend place en toi, tu réduis la séparation qui te faisait croire en cette importance. Devenant rien, tu deviens tout. Car tu deviens relié à tout. Bien au-delà de ce que tu percevais auparavant. Relié et vibrant. A ce moment-là, tu te rends compte que tu as quitté le verre dans lequel tu nageais pour te rendre compte que tu nages dans l’océan. »

Dans ce que je peux proposer de partager, il y a de nouvelles émanations, de nouvelles notes. Je continue de proposer des rencontres physiques (retraites, stages ou autre)que je poste dans l’agenda de mon site internet. J’ai aussi créé récemment un Blog (avec podcast qui débute).

J’ai posté de nouvelles dates de conférences/partages les 24 et 25 septembre proche de Rodez et le 2 octobre dans le Tarn, proche de chez moi.

Concernant les partages, je laisse infuser une nouvelle formule, afin de faciliter des temps de rencontre et partages en dehors des stages ou retraites. Je vous donnerai les infos sous peu.

Dans la paix du cœur,

Stéphane