• Stéphane Boistard

Lettre d'août 2019




Bonjour,


Quelle chaleur ! Quelle expérience que de laisser cette chaleur discuter avec nous!

La première vague de chaleur, je l'ai passée à l'Ermitage de la garrigue... les records de températures nationaux on été établis dans les villages voisins à l'ermitage. Presque 45°C à l'ombre... J'ai vécu à l'Ermitage un beau moment de rencontre avec les guêpes et les oiseaux. Je leur avais aménagé à chacun des abreuvoirs. Quelle sensibilité dans la guêpe. Leur présence m'a beaucoup touché. Un préjugé est tombé grâce à cette canicule. Une rencontre toute sensible s'est manifestée.


La seconde vague de chaleur, j'étais en retraite dans la montagne, en Diète de Forêt. Si je n'ai pas senti les pics de chaleur, j'ai accueilli les orages de fin d'après midi avec appréhension (les orages faisant partie de mes peurs les plus profondes). Et j'ai eu la surprise d'accueillir les vaches en liberté, qui venaient pacager juste à coté de mon petit campement (j'étais en hamac + bâche).J'ai pu partager avec ces paisibles animaux la présence virevoltante des mouches, taons, et autres animaux ailés qui font un cortège vrombissant aux troupeaux de vaches en été.

Cette diète de forêt a été un point fort de ce parcours qui me met sur les routes depuis 2 ans. Une quête. Cette recherche de "qui suis je". J'interroge les textes de sagesse, les personnes qui semblent avoir vécu des expériences bouleversantes, j'interroge les nuages, le ciel et la terre. Tel un vagabond, j'avance avec la foi que la lumière ouvre les coeurs comme elle ouvre les chemins. Je m'en remets.

Parfois découragé, parfois enthousiasmé, je déconstruis pas à pas ce que je pensais être "moi". Pas une déconstruction qui trouble le reflet dans une flaque d'eau. Non, pas cela. Plutôt une déconstruction qui permet de voir son reflet dans une goutte de pluie. Avant que l'image ne touche la terre et la fige. Remonter chaque goutte d'eau pour hisser le regard dans le ciel. Laisser le reflet de soi même devenir la pluie rafraichissante. Puis cheminer encore.

Il y a pour chacun un lac paisible, lové entre deux montagnes hautes. Un lac que rien ne trouble, et dont le reflet n'est pas ridé, quel que soit l'objet qui le touche. Un lac paisible et ouvert. Tellement lumineux qu'il reflète le ciel parfaitement. Les rides ne font que passer. Sans s'y accrocher.


J'ai vu des lacs, plus ou moins paisibles. Des nuages plus ou moins sombres. J'en arrive à penser qu'il y a un lac pour chacun. Un espace paisible où tout peut être accueilli sans perturbation.


J'aime écrire. Vous écrire.


Merci pour votre présence,

merci pour vos encouragements.

Puisse la vie vous apporter sa vibration pétillante...


Stéphane

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